Notre-Dame-de-Bonne-Garde, jouxtant l’immense parc de Lormoy à Longpont-sur-Orge, a bientôt mille ans d’existence et dispose de l’un des plus importants reliquaires de France. Ce n’est qu’un aperçu des données marquantes qui entourent cette basilique de l’Essonne.
Difficile de ne pas la remarquer. À peine s’infiltre-t-on dans les allées de Longpont-sur-Orge, depuis la rue de Paris, que la basilique Notre-Dame-de-Bonne-Garde se dessine à l’horizon. Un immense bloc de pierre se dresse sur la place et vient cacher le soleil matinal et étincelant de ce mois d’avril. L’édifice en impose et s’est fait remarquer bien assez tôt dans l’histoire de France.

Son histoire contrariée et sa somptuosité architecturale en font un des lieux religieux les plus visités de l’Essonne avant la crise sanitaire. Grâce à la Fondation du patrimoine, le portail a été restauré, de même que la façade ouest et le clocher. L’église est dédiée à la Vierge Marie, comme l’attestent les peintures murales de l’abside réalisées par François Zbinden au tout début du XXe siècle. Focus sur ses faits les plus marquants.

Une histoire secouée
L’édification de l’église débute en 1031 sur le site d’un premier sanctuaire druidique christianisé. Le seigneur de Monthléry et son épouse en sont à l’initiative. La construction se termine deux siècles plus tard. Autrement dit, l’architecture du temple catholique mêle des styles romans et gothiques. À partir de 1061, l’église devient un prieuré clunisien accueillant 22 moines. Ils sont les premiers clunisiens de la région parisienne.


