À proximité de l’aéroport d’Orly et sur la ligne du RER C, la ville d’Athis-Mons propose un environnement imprégné par la présence de la Seine et de l’Orge. Les parcs et les coteaux en plein centre de la ville offrent un dépaysement où il fait bon de se perdre pour oublier le tumulte de la vie urbaine.
Texte et photos par Loïs Dzouz
Avec ses plus de 30 000 habitants, la ville d’Athis-Mons a connu une forte urbanisation au cours du XXe siècle. Pourtant, la terre fertile que nous offre ce paysage a été appréciée par bon nombre de vignobles dès le Xe siècle. Ainsi, les paysages de la ville sont multiples et offrent un dépaysement aux visiteurs, avec un plateau qui permet des prises de vue plongeantes sur la ville.

Le parc d’Avaucourt propose un cadre dégagé qui permet à la ville de s’étendre à perte de vue. Par sa hauteur, la montée est plutôt raide, mais de nombreux aménagements permettent aux visiteurs d’y marquer des temps de pause. Ce parc public est notamment agrémenté d’un amphithéâtre en plein air, d’un enclos avec quelques animaux et de bassins alimentés par une source, ce qui fait de cet îlot vert en hauteur de la ville un endroit convivial où les visiteurs peuvent se retrouver et se reposer à l’ombre des arbres.

Autre point d’intérêt de ce parc : la mairie d’Athis-Mons, ancien château appartenant au baron de Courcel et que la municipalité a acheté en 1920 afin de s’y installer. Ce véritable palais athégien est le gage d’un patrimoine historique riche. Depuis 1942, le parc ainsi que l’hôtel de ville sont respectivement site classé et monument historique.
Une faune et une flore diversifiée
Le Coteau des Vignes est accessible à pied en continuant la promenade dans le parc d’Avaucourt. En se perdant un peu, il est possible de rejoindre cet Espace Naturel Sensible (ENS) de 18 hectares à proximité des berges de l’Orge par de vieux escaliers de pierre. En plein milieu d’une zone urbaine dense, le coteau joue un rôle important de poumon de la ville, où les espèces animales et végétales peuvent se développer librement. Les chemins de terre sont multiples, mais il est tout de même nécessaire de prévoir de bonnes chaussures de marche, d’autant plus en temps de pluie.

Cet endroit a été pendant longtemps le lieu propice à une culture viticole, mais à partir de 1860, en raison du phylloxéra (un puceron ravageur importé des États-Unis), la production de vigne décline. En 1960, une société immobilière rachète l’ensemble des parcelles, en espérant y installer des logements, mais n’obtient pas les autorisations. Laissé à l’état sauvage, l’espace va progressivement se transformer en boisements, au grand plaisir des randonneurs qui peuvent y retrouver une flore à la richesse insoupçonnée ainsi qu’une faune diversifiée. L’espace accueille entre autres des oiseaux, des mammifères et des amphibiens en tout genre.
Des parcs variés en bordure de la ville
En continuant cette balade dépaysante, limitrophe à Juvisy-sur-Orge par l’avenue Botherel, le randonneur peut découvrir le parc des grottes qui est constitué d’une grande pelouse, d’un mur de soutènement et d’une formation rocheuse par laquelle l’eau s’écoule. Après avoir grimpé les larges escaliers permettant de rejoindre les hauteurs, les visiteurs peuvent explorer l’intérieur de cette grotte, lieu idéal pour marquer un temps de pause durant la chaude saison grâce à la fraîcheur de la roche et de l’eau.

Le parc voit le jour à la fin des années 1820 suite à la volonté du comte Auguste de Montessuy, ancien maire. Jadis, une promenade pour Louis XIV, une légende qui court auprès des habitants, prétendait que sous cet espace se trouverait un long souterrain qui reliait les grottes à Versailles, permettant au roi Louis XIV de l’emprunter afin de rejoindre ses maîtresses. Finalement rénové et nettoyé en 2014, la mairie a souhaité faire de ce lieu un élément incontournable de la ville en recréant la cascade et en remettant en eau son bassin.

Le parc aux Oiseaux de la commune de Juvisy-sur-Orge avoisine le parc des Grottes et offre un hectare d’espaces verts propice au repos. L’endroit a bénéficié, dans le cadre du programme de réhabilitation des parcs de Juvisy, d’une cure de jouvence en 2006-2007, avec l’abattage d’arbres malades et la plantation de nouvelles espèces, la pose de nichoirs et la création d’allées. Tout est fait pour faire de cet endroit un lieu reposant, où la nature prolifère.
Athis-Mons, au confluent de l’Orge et de la Seine
Par sa topographie, la ville dispose de nombreux escaliers anciens qui permettent de se déplacer entre les plateaux haut et bas, et de traverser l’Orge afin de rejoindre la Seine. En contrebas du parc des Grottes, un escalier plus moderne mène à un miroir d’eau où des canards pataugent, cherchant de la fraîcheur lors des chaudes après-midis d’été. Depuis cette zone basse et plus plate de la ville, l’accès à la Promenade au bord de l’Orge est aisé.

Il est également possible d’y parvenir en continuant l’itinéraire par l’avenue du 18 avril 1944 puis en empruntant la rue du Vercors ; cette dernière permet également un retour face au parc d’Avaucourt.
Les berges de la promenade de l’Orge sont fauchées en mosaïque afin de constituer des zones refuges pour la faune et la flore sauvage qui y abondent. Des ponts permettent de traverser et d’admirer l’Orge, lieu de refuge de nombreux criquets, libellules ou espèces de papillons. L’origan y pousse aussi à foison, enveloppant la promenade d’une odeur aromatique très agréable.

Plus loin encore, près du petit port de plaisance de la ville, il est possible de rejoindre la promenade Sinaia, à la confluence de l’Orge et de la Seine. C’est à cet endroit que l’Orge se jette dans la Seine, concluant un périple de 52 km depuis sa source à Saint-Martin-de-Bréthencourt dans les Yvelines. Des bancs ou des gradins en arc de cercle permettent aux visiteurs de s’y reposer et de contempler l’Orge sous les aulnes, les chênes ou les saules. De nombreux bateaux industriels naviguent régulièrement sur la Seine, la ville étant aussi connue pour son activité commerciale. Les promeneurs pourront arpenter le bord de la Seine afin de rejoindre la gare d’Athis-Mons qui dessert le RER C.
Texte et photos par Loïs Dzouz

