L’EM Fest en version web, l’autre façon de fêter le Mali

Dans le cadre des restrictions sanitaires actuelles, l’édition 2021 de l’EM Fest se décline en version numérique, du 29 janvier au 7 février. Décryptage.

Si le concert de clôture de la marraine de cette édition, Fatoumata Diawara, a été annulé, d’autres figurent bel et bien toujours au programme de cette édition 2021 de l’Essonne Mali festival. Avec une formule repensée, l’EM Fest fait la part belle au numérique. Ainsi, jusqu’au 7 février, plusieurs concerts et spectacles seront diffusés en direct.

Abou Diarra photo Victor Delfim
Le concert d’Abou Diarra sera retransmis en direct vendredi 5 février à 19h30. Photo Victor Delfim (c)


C’est notamment le cas du concert d’Abou Diarra, talentueux joueur de n’goni, la harpe guitare malienne traditionnelle (vendredi 5 février à 19h30). Le lendemain, à 20h30, Senny Camara jouera elle aussi d’un instrument emblématique, la kora, accompagnée d’une contrebasse, guitare et percussions, pour un Melting pot [son nouvel album, N.D.L.R.]réjouissant. Plus contemporain, Vesko African electro, distillera son son afro-électro mêlé aux instruments traditionnels (jeudi 4 février à 19h30).


D’autres concerts seront disponibles en vidéos, comme celui du Sénégalais en pleine ascension, Lidiop qui mélange reggae, rnb, afro et pop. Sa prestation a été enregistrée à la salle des fêtes de Pussay et sera en ligne dès le 5 février.

Théâtre et exposition

L’EM Fest donne aussi l’occasion de redécouvrir Bougoubiéré invite à dîner, la pièce satirique à succès de la compagnie BlonBa, ou encore deux contes proposés par l’association Les citoyens agités.
Côté exposition, douze bannières en coton portant des calligraphies permettront d’appréhender l’évolution de douze écritures nées en Afrique, depuis les hiéroglyphes égyptiens jusqu’au Nko mis au point en 1949 pour transcrire sans les trahir les langues du Manden. L’exposition sera visible jusqu’au 9 février à la médiathèque de Marolles-en-Hurepoix, du 2 février au 13 février à la Médiathèque Georges Pompidou d’Épinay-sur-Orge, et du 2 février au 13 février au Centre d’hébergement Emmaüs, Le Bois l’Abbé d’Épinay-sur-Orge.

Pour aller plus loin…

Les bouffons sacrés du Mali, cette série photographique de portraits aux dimensions XXL (1,20 x 1,80m), réalisée par Dany Leriche et Jean-Michel Fickinger, s’intéresse aux minorités spirituelles qui résistent à l’uniformisation culturelle. Deux confréries sont particulièrement représentées dans cette exposition, les Donso du Mali et les Korèdugaw. Une partie des portraits sera visible à la mairie d’Épinay-sur-Orge (jusqu’au 13 février) et dans les bâtiments municipaux de Corbeil-Essonnes (jusqu’au 22 février). L’exposition est visible et commentée en ligne, sur le site internet de France TV Info.

logo EM Fest 2021

Pour comprendre un peu plus encore le Mali, le théâtre de l’Arlequin de Morsang-sur-Orge, propose un riche fond documentaire, entre photos, vidéos, textes, actualités… Une source importante venant en complément de ce festival numérique à retrouver sur ce lien.

-> Voir dans l’agenda M’Essonne
-> Programme complet sur le site de l’EM Fest

Photo de Une : Senny Camara par Bertrand Cardot (c)

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