Musique : ce que vous ne verrez pas

Il est tombé. L’assourdissant verdict du confinement. La culture et la découverte doivent-elles être mises au placard aussi facilement que l’on raye une date sur un programme ? Non. M’Essonne prend alors le parti de combler le vide et de partager tout ce que vous ne verrez pas en ce mois de novembre 2020. Ouvrez les yeux, montez le son, ça commence maintenant.

Déjà, avec la mise en place du couvre-feu, le report des Primeurs de Massy et de Castres avait été annoncé. Ce festival des premiers albums fait la part belle aux artistes montants. Vous ne les verrez pas cette année en Essonne mais vous en entendrez parler, c’est certain ! Aloïse Sauvage et son hip-hop décomplexé, les frères musiciens de Terrenoire, le punk à texte de Baasta !, le rock-rap de Ausgang emmené par la rappeuse Casey… Le duo électro-trad Turfu, formé par Raphaël et Matthieu, était également invité pour présenter son album sur-vitaminé, Astrale Nouba.

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Côté musique toujours, les salles de concert sont devenues expertes de la reprogrammation de la reprogrammation. Pour ce mois de novembre, elles avaient pourtant réussi à combiner live en journée -le plus souvent vers l’heure de l’apéritif-, jauge de spectateurs réduite et mesures sanitaires strictes. Qu’à cela ne tienne, vous ne pourrez pas assister au concert de Cotton Belly’s et taper du pied au rythme blues, rock et folk de leur dernier album, Missi. Les quatre artistes devaient s’emparer du Rack’Am, à Brétigny, le 14 novembre.


Le punk rock des belges Whispering sons, prévu le 7 novembre, ne viendra pas non plus envahir la salle du Plan, à Ris-Orangis. Avec sa voix profonde, Fenne Kuppens, la chanteuse du groupe, propose un univers en clair-obscur qui aurait pourtant été parfait pour l’époque que nous vivons !

À Massy, c’est l’interprétation d’Eugène Onéguine que vous ne verrez pas. Mis en scène par Alain Garichot sous la direction musicale de Kaspar Zehnder, l’opéra est issu d’un livret de Piotr Ilitch Tchaikovski, lui-même inspiré d’Alexandre Pouchkine. Le drame intime d’Eugène Onéguine, réaliser qu’il n’a jamais su aimer, est mis en musique par l’orchestre national d’Île-de-France, accompagné des Choeurs d’Angers et de l’opéra de Massy. Deux représentations étaient programmées à l’opéra de Massy.

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