Sur les traces des anciennes carrières d’Essonne

À travers chemins et forêts, partez à la découverte de quatre sites qui témoignent du riche passé de l’exploitation du grès dans le département. Deux sont accessibles à vélo et en RER.

À la fin du XIXe siècle, une cinquantaine de carrières exploitaient le « grès de Fontainebleau », typique des vallées de l’Essonne, de la vallée de l’Yvette à celle de l’École, en passant par le bassin d’Étampes et le Hurepoix. Un millier d’ouvriers exploitaient cette pierre destinée aux constructions locales ou pour paver des grandes villes plus lointaines. Plusieurs sites permettent de découvrir ce riche passé, entre nature et histoire.

Reconstitution de la technique de coupe du grès, au coteau de Pierrefitte à Saint-Hilaire. Photo LC - M'Essonne
Reconstitution de la technique de coupe du grès utilisée par les mortaiseurs, au coteau de Pierrefitte à Saint-Hilaire. Photo LC – M’Essonne

Domaine départemental de Pierrefitte

À Saint-Hilaire, il faut grimper un peu pour accéder à la carrière. Sur une nappe de sable de Fontainebleau, un gros bloc de grès semble attendre les mortaiseurs chargé de le découper… Les coins en fer sont enfoncés, prêts à être martelés. Le site de Pierrefitte offre un bel exemple de pelouse calcicole. Il a été récemment ouvert au public, après un nettoyage à l’aide de chevaux.

Accès : d’Étampes, direction Saint-Hilaire, stationnement en bordure de route juste après Pierrefitte. Accès possible à vélo par la piste cyclable qui part d’Étampes (rue de Chauffour), en direction de Saint-Hilaire.

La carrière de Madagascar

Son nom provient de la chaleur qui régnait sur le site. Cette ancienne carrière, située dans la vallée de la Renarde, offre un écrin de grès à l’abri du vent qui devait, très probablement, emmagasiner la chaleur. Bien que quelques vestiges de construction soient encore visibles, la carrière de Madagascar présente dans l’ensemble une allure sauvage où la nature a repris ses droits. Selon la saison, bruyères et jacinthes colorent les alentours du sentier du bois des Roches.

Accès : route départementale 132, après Souzy-la-Briche en direction Saint-Chéron, au niveau du château d’eau. Circuit pédestre possible au départ de la gare RER de Breuillet-Village.

Le chemin des carriers, forêt départementale de la Barre. Photo LC-M'Essonne
Le chemin des carriers, forêt départementale de la Barre. Photo LC-M’Essonne

La Butte du puits

Le site offre une belle immersion dans le passé des carriers, grâce à ses divers panneaux explicatifs. La butte, comme son nom l’indique, domine la vallée et offre des point de vue dégagés. Au sommet, le front de carrière bien visible, ainsi que le wagonnet Decauville – inventé en Essonne – sur rails et chargé de blocs de grès offrent une reconstitution très pédagogique.

Accès : par la route départementale 148 ; en venant d’Etréchy, tourner à gauche à l’entrée de Villeneuve-sur-Auvers et suivre la route jusqu’au site.

Forêt de la Barre

À Auvers-Saint-Georges, le site nouvellement ouvert au public propose plusieurs sentiers de randonnée, dont le Chemin des carriers. Celui-ci serpente dans la forêt jusqu’à l’ancienne carrière Grandchamp. L’entreprise, spécialisée dans la taille de pavés, possédait plusieurs sites d’extraction. Le boisement qui avait envahi le site depuis les années 1950 a été dégagé afin de redonner toute sa dimension à la carrière de la forêt de la Barre.

Accès : stationnement et point de départ en bordure de la route départementale 17, entre Saint-Fiacre et Auvers-Saint-Georges

Photo de Une : un wagonnet Decauville à la Butte du Puits. Photo LC – M’Essonne

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